dolph lundgren

Publié le par cyril

Né le 3 novembre 1959 (même si d’autres sources parlent de 1957) à Stockholm, Dolph Lundgren (de son vrai prénom Hans) suit les cours du prestigieux Royal Institute of Technology de sa ville natale où il obtient une maîtrise en chimie. Cadet d’une famille de quatre enfants, il se consacre de manière inconditionnelle aux études. « J’ai passé tant de temps à potasser les livres que je devrais avoir une tache d’encre indélébile au bout de mon nez » sourit-il. « À l’époque je voulais imiter mon père et m’engager dans une carrière d’ingénieur. Loin de moi toute pensée concernant le cinéma et le show business en général ». Grâce à une bourse, Dolph quitte son pays en 1977 afin de poursuivre ses études à la Washington State University.

Pour améliorer son quotidien d’étudiant étranger vivant aux États Unis, il trouve un petit boulot de videur dans une boîte de nuit new-yorkaise, le Limelight Disco. Mais il ne demeure qu’un an aux États-Unis. Il revient ensuite en Suède et décroche son diplôme de l’Institut royal de technologie. Après son service militaire dans la marine, il suit les cours des universités de Sydney puis de Boston, bien aidé en cela par des bourses d’études. Au terme de ce véritable marathon scolaire, il présente à ses parents les plus hauts diplômes disponibles dans le domaine des mathématiques, de la physique et de la chimie. Enfin pour finir ce dossier « intellectuel », Dolph parle parfaitement le suédois (normal), l’anglais, l’allemand, le français et le japonais et son QI est estimé à 160 !!! Ce qui ne l’empêche pas, pendant ses temps libre, de faire du théâtre et de jouer dans un groupe de rock amateur, histoire de cultiver aussi son côté culturel. Bref, Dolph est un étudiant très occupé en quelque somme.

Et s’il dispose d’une tête bien remplie cela ne l’empêche pas de penser aussi aux potentiels de son corps. Guère attiré par les sports d’équipe, il se tourne vers les arts martiaux. Ceinture noire de karaté en 1979, Dolph brille à ce point dans cette discipline qu’il en décroche le titre de champion d’Europe en 1980 et 1981 à Londres. Il est vainqueur des internationaux d’Australie en 1982. Ensuite entraîneur et capitaine de l’équipe suédoise de full-contact, il concourt aux championnats du monde au Japon en 1979. Pour les besoins du film Pentathlon (voir filmographie) il s’entraîne avec l’équipe américaine de pentathlon moderne en 1993. C’est ce qui lui permet de participer aux JO d’Atlanta en 1996 en tant que capitaine de l'équipe américaine. C’est aussi avec "Pentathlon" qu’il crée sa propre société de production, « Thor Pictures ».

Refusant les propositions pourtant alléchantes des plus grands mannager de boxe aux États Unis, il pense encore se consacrer aux études lorsqu’il rencontre le professeur d’art dramatique Warren Robertson, disciple de Lee Strasberg, un des fondateurs de l’Actor’s Studio. Un tournant décisif dans le parcours de son existence. C’est décidé, le géant blond sera comédien. Une vocation qui passe néanmoins par quelques compromis alimentaires. Dolph se fait ainsi mannequin le temps de quelques photos pour des maillots de bain. Présent sur tous les murs de Manhattan en tenue légère, le Suédois arrive sur le plateau de Dangereusement vôtre, le dernier James Bond avec Roger Moore, par l’intermédiaire de son flirt du moment, la chanteuse Grace Jones. D’ailleurs ce fut plus qu’un flirt car Dolph fut aussi son garde du corps. C’est elle qui le pousse à auditionner pour tenir le rôle d’un agent du KGB. Une participation certes modeste, mais qui marque les débuts cinématographiques de Dolph. Des débuts qui auraient pu se faire avec Rambo 2 vu qu’il avait aussi auditionné pour y jouer. Mais Stallone, grand décideur du film, a préféré garder le robuste novice scandinave sous le coude pour jouer dans Rocky IV et ce malgré les réticences des équipes de casting et un petit accident lors du tournage. Un choix judicieux puisque dans la peau du glacial boxeur soviétique Ivan Drago, Dolph éclipse totalement son illustre partenaire sur le ring, à tel point d’en devenir la principale attraction et surtout de devenir du jour au lendemain l’un des plus grands espoirs du cinéma d’action. Dolph tiendra d’ailleurs à peu près tous les rôles disponibles dans ce registre, du flic (à plusieurs reprises dont une fois avec le fils de Bruce Lee, Brandon Lee) au soldat soviétique ou américain, du justicier assoiffé de vengeance en passant par ancien pilote de course ou d’avion furtif sans oublier soldat robot créé par l’armée américaine ou expert en déminage… Bref Dolph excelle à jouer les méchants. Et il le prouve aisément dans son rôle de GI sadique et traumatisé par la guerre du Vietnam dans Universal Soldier où il tient magistralement la dragée haute à Jean-Claude Van Damme, ou sa performance d’illuminé mythique dans Johnny Mnemonic au côté de Keanu Reeves. Mais il sait aussi très bien jouer les gentils comme il l’a prouvé dans Blackjack, téléfilm dirigé par John Woo. En tout ce ne sont pas moins de 30 films qu’il a tournés et qui permettent d’affirmer qu’il est capable de jouer dans tous les registres… si on lui en laisse la possibilité. Reste que dans la vie ce géant venu du froid parlant d’une voix douce montre une extrême gentillesse et dissimule mal sa timidité naturelle.

Le Suédois s’est marié à Stockholm le jour de l’an 1994 avec la styliste de mode et créatrice de bijoux Anette Qviberg, elle aussi suédoise, qu’il avait rencontrée lors de la tournée promotionnelle du film Universal Soldier. Leur lune de miel s’est déroulée à Marrakech, au soleil donc. Ensemble ils ont eu deux filles : Ida Sigrid, née le 29 avril 1996 à Stockholm, et Greta Eveline. Sans doute le plus grand bonheur de Dolph. « Il suffit que je regarde mes filles en train de dormir pour que tous mes problèmes de la journée s’envolent ou se relativisent. Avoir des enfants a totalement changé ma vision de la vie. Aujourd’hui je sais que ce qui compte le plus pour moi c’est ma famille. Je les aime plus que tout au monde ».














Dolph Lundgren va bientôt tourner Command Performance, madeleine de Proust d'un cinéma suranné. Décrit comme un « Die Hard lors d'un concert de rock », cette nouvelle livraison mettra en scène le batteur du groupe accompagnant la prestation d'un artiste américain pour le président russe. Jusqu'à ce que la fête soit gâchée par le méchant de service, qui ne savait pas que le batteur en question était un ex-marine…

Un pitch alléchant que ne fait que confirmer les déclarations enthousiastes du bonhomme à l'aube de sa cinquième mise en scène, « J'ai eu l'idée grâce à Madonna
, elle a donné un concert pour Poutine, il y quelques années
», dont il est bien décidé à effectuer lui-même les performances physiques, dont les séquences de batterie, « J'en faisais quand j'était enfant. Maintenant, je joue pendant des fêtes après quelques verres de tequila. Ce sera amusant ».

Tournage prévu cet été à Moscou et en Bulgarie, pour un film qui n'aura évidemment pas les honneurs d'une sortie en salle,
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