Un Avignonnais fête ses 50 ans avec Stallone, Spears et Jackson
Il vit son rêve américain sans demi-mesure. Pied au plancher, avec la gourmandise d'un enfant pour qui tout devient soudain possible. Au pays du dollar-roi, ce styliste et chef d'entreprise, originaire d'Avignon, connaît une réussite fulgurante.
Arrivé en 2000 sur le sol américain, Christian Audigier, 50ans, a, depuis, conquis la gloire et la fortune. Pour preuve: en 2007, ses quatre marques, dont Ed Hardy (que porte Madonna) et Smet (en association avec son ami Johnny Hallyday), ont réalisé un chiffre d'affaires de 117 millions de dollars. "J'espère le tripler en 2008" lance, très sérieusement, celui qu'on surnomme VIF (Very Important French).
Mais comment passe t-on des rues piétonnes de la cité des papes, où il tenait il y a une trentaine d'années un magasin de vêtements, Milk Today, à la capitale de l'exubérance qu'est Los Angeles, sa ville de résidence? "Aux États-Unis, quand tu as du talent, les gens t'applaudissent. À Avignon, ils me crevaient les pneus", propose-t-il en guise d'explication, avant d'ajouter: "Là-bas, on laisse ta liberté s'exprimer pleinement."
Le pape tendance
Christian Audigier dessine depuis toujours des vêtements pour humains extravertis, c'est-à-dire coloriés, bariolés, et surtout définitivement rock. Autrement dit, quasi du sur mesure pour les stars du show-biz d'Outre-Atlantique. An 2000: il vient de co-fonder la marque Von Dutch avec un certain Tommy Sorensen.
Celui qui, enfant, copiait Polnareff devant son miroir, croise à Los Angeles Britney Spears et Justin Timberlake, alors en couple. Il leur offre une casquette siglée. Coup de génie involontaire puisque trois semaines plus tard, le couple se sépare et pose avec la casquette à la une du magazine People, tiré à 3,5 millions d'exemplaires. La légende Audigier est en marche.
Depuis, le styliste avance à pas de géant. Ses marques sont désormais présentes dans 72 pays. Il a inauguré voilà quelques mois une boutique à Miami. Quant à sa fille de 15 ans, elle dispose de sa propre marque, Crystal Rock. "Elle dessine après les cours" dit le papa "busy" (occupé, ndlr). À 11000kilomètres des palmiers et de Malibu, c'est peut-être sa soeur, Josiane, exploitante agricole, qui en parle le mieux: "Petit, Christian organisait déjà des boums dans le garage. Et à 12 ans, il disait toujours qu'il voulait être riche et célèbre. Mais ce qui le définit, c'est la générosité."
Si le rêve dans ce qu'il a de plus américain existe bel et bien, il est peut-être, en ce XXIe siècle, incarné par un ancien commerçant vauclusien devenu pape international de la fringue tendance. " Toute ma vie, je resterai un avignonnais" tient pour autant à nuancer Christian Audigier, 50 printemps et un Empire en cours de fabrication.
Arrivé en 2000 sur le sol américain, Christian Audigier, 50ans, a, depuis, conquis la gloire et la fortune. Pour preuve: en 2007, ses quatre marques, dont Ed Hardy (que porte Madonna) et Smet (en association avec son ami Johnny Hallyday), ont réalisé un chiffre d'affaires de 117 millions de dollars. "J'espère le tripler en 2008" lance, très sérieusement, celui qu'on surnomme VIF (Very Important French).
Mais comment passe t-on des rues piétonnes de la cité des papes, où il tenait il y a une trentaine d'années un magasin de vêtements, Milk Today, à la capitale de l'exubérance qu'est Los Angeles, sa ville de résidence? "Aux États-Unis, quand tu as du talent, les gens t'applaudissent. À Avignon, ils me crevaient les pneus", propose-t-il en guise d'explication, avant d'ajouter: "Là-bas, on laisse ta liberté s'exprimer pleinement."
Le pape tendance
Christian Audigier dessine depuis toujours des vêtements pour humains extravertis, c'est-à-dire coloriés, bariolés, et surtout définitivement rock. Autrement dit, quasi du sur mesure pour les stars du show-biz d'Outre-Atlantique. An 2000: il vient de co-fonder la marque Von Dutch avec un certain Tommy Sorensen.
Celui qui, enfant, copiait Polnareff devant son miroir, croise à Los Angeles Britney Spears et Justin Timberlake, alors en couple. Il leur offre une casquette siglée. Coup de génie involontaire puisque trois semaines plus tard, le couple se sépare et pose avec la casquette à la une du magazine People, tiré à 3,5 millions d'exemplaires. La légende Audigier est en marche.
Depuis, le styliste avance à pas de géant. Ses marques sont désormais présentes dans 72 pays. Il a inauguré voilà quelques mois une boutique à Miami. Quant à sa fille de 15 ans, elle dispose de sa propre marque, Crystal Rock. "Elle dessine après les cours" dit le papa "busy" (occupé, ndlr). À 11000kilomètres des palmiers et de Malibu, c'est peut-être sa soeur, Josiane, exploitante agricole, qui en parle le mieux: "Petit, Christian organisait déjà des boums dans le garage. Et à 12 ans, il disait toujours qu'il voulait être riche et célèbre. Mais ce qui le définit, c'est la générosité."
Si le rêve dans ce qu'il a de plus américain existe bel et bien, il est peut-être, en ce XXIe siècle, incarné par un ancien commerçant vauclusien devenu pape international de la fringue tendance. " Toute ma vie, je resterai un avignonnais" tient pour autant à nuancer Christian Audigier, 50 printemps et un Empire en cours de fabrication.
Publicité